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History of Clara

1754 / Lüneburg, Germany

In a newspaper published in 1754 in Rostock, reference is made to the discovery of the medicinal powers of the ‘Sal Alcali Fixum’ obtained from rhinoceros urine by Johann Treytorrent of Lüneburg (source 7001). He might have published a description of these powers, but this has not been found (source 7002). The Salt was analyzed by A.S. Marggraf in Berlin, who found that there were no likely medicinal benefits (source 7003).

Literature

  • Van der Ham 2022, note 237

Source 7001. Neuesten Zeitungen (Rostock), 10 June 1754

Van der Ham 2022: 119-120, note 237 refers:
Curieuser Extract derer Neuesten Zeitungen (Rostock), 10 June 1754
Lüneburg, April–May 1754, then also Rostock

For complete text see Rostock – source 7152

The text refers to the Sal Fixum sold by Douwe Mout, with recommendation (or discovery) by J.P. de Treytorrent, Doct. Med. Reg. Magn. Brittan. in Lüneberg.

Original text (German)

“Als durch den Herrn J.P. de Treytorrent, Doct. Med. Reg. Magn. Brittan. in Lüneberg [Lüneburg], die unglaubliche Kraft dieses Salis Fixi Rhinocerotis erhellet allein daraus, daß 1, 2 bis 3 Doses die Masse des ganzen Geblütes reinigen, daß es also mit Recht eine unvergleichliche Medicin genennet zu werden verdienet.”


Source 7002. The Medicinal Salt of Treytorrent

* Johann Jakob Peter von Treytorrent (1702–1772), physician in Lüneburg

Treytorrent, J.J.P. von 1754. Kurzgefassete Nachricht von dem Gebrauche des Salzes vom Eisenvitriol, wie man mit demselben, durch Gottes Segen, von vielen hundert Krankheiten sicher und mit gutem Success augenscheinlich curiret werden könne: dem gemeinen Wesen zum Besten ausgefertiget. Luneburg. pp. 1–24.

Text to add.

About Sel Alcali from rhinoceros: cf. Van der Ham 2022, p. 120

Source 7003. The Salt was analyzed in the laboratory by Marggraf in Berlin

* Andreas Sigismund Marggraf (1709–1782), chemist in Berlin

Several publications:

  • Marggraf, A.S., 1758. Examen chymique du sel auquel on a voulu donner le nom de veritable sel alcali fixe de rhinoceros. Histoire de l’Academie (Berlin) 12: 145–148
  • Marggraf, A.S., 1758. Examen chymique du sel auquel on a voulu donner le nom de veritable sel alcali fixe de rhinoceros. Journal de Medicine, Chirurgie, Pharmacie 9: 530–536
  • Marggraf, A.S., 1762. Examen chymique du sel auquel on a voulu donner le nom de veritable sel alcali fixe de rhinoceros. In: Opuscules chymiques, vol. 2: pp. 216–225
  • Marggraf, A.S., 1765. Chymische Untersuchung des Salzes, dem man den Namen des Salzes des Nashorns hat beylegen wollen. In: Sammlung auserlesener Wahrnehmungen aus der Arzney-Wissenschaft 9: pp. 462–468
  • Marggraf, A.S., 1767. Chymische Untersuchung eines so genannten Salis alcali fixi & genuini Rhinocerotis. In: Chymischer Schriften, part 2. Berlin, Arnold Wever: pp. 174–179
  • Marggraf, A.S., 1787. Chemische Untersuchung des vorgeblichen festen Laugensalzes vom Rhinoceros. Neues Chemisches Archiv 6: 240–243

Original text (French)

Examen chymique du sel auquel on a voulu donner le nom de veritable sel alcali fixe de rhinoceros. Par M. Marggraf. Traduit du Latin

I. Il n’y a pas longtems que notre illustre Académie Royale m’a remis un petit vase de verre, plein d’une certaine poudre saline, sur lequel celui qui l’avoit envoyée avoit écrit ; sel alcali fixe de Rhinoceros. On me chargea de soumettre à un examen chymique la nature de ce sel, dont on disoit beaucoup de merveilles dans un petit Ecrit qui y étoit joint, l’Auteur assurant qu’il l’avoit tiré de l’urine de ce Rhinoceros, dont il étoit le conducteur & le maître. Je me mis donc en devoir de faire à ce sujet les essais convenables, afin d’en présenter ensuite mon rapport à l’Académie.

II. D’abord le nom que l’Auteur donne à ce sel, m’a engagé à en prendre une portion que j’ai exactement pilée dans un mortier de verre avec la moitié de sel ammoniac, en humectant un peu ce mêlange avec de l’eau chaude, pour découvrir s’il en fortiroit une humeur volatile; mais mes narines n’ont pas saisi le moindre indice d’odeur urineuse. Cette seule expérience m’a suffisamment convaincu que ce fel ne pouvoit porter en aucune maniere le nom de sel alcali fixe. Je n’ai point pû y trouver non plus de sel ammoniac, ni rien d’ammoniacal, puisque l’ayant pilé avec un fel alcali fixe pur, il n’a pas donné le moindre indice d’urineux ; & même dans toutes les autres épreuves il n’a rien du tout fait voir d’alcalin.

III. Au contraire il a montré manifestement une disposition acide. Car ayant dissous une quantité de ce sel dans de l’eau distillée, & l’ayant filtrée, cette solution, en y versant de la solution de sel alcali fixe, a non seulement conçu de l’effervescence; mais même, en laissant tomber une seule goutte de ladite solution fur du fer poli, elle l’a manifestement rongé, & y a laissé une tache cuivreuse, quoique fort petite; & même ce sel, mêlé avec le sel alcali volatil, a produit une effervescence.

IV. Il s’agissoit donc présentement de rechercher de quelle nature étoit cet acide. Pour cet effet je mis deux dragmes de ce fel dans une petite retorte de verre garnie; après quoi y ayant adapté un récipient, & luté les ouvertures, j’en ai entrepris la diftillation par de grés à un feu découvert. Les vaisseaux étant ensuite refroidis, j’ai trouvé dans le récipient environ vint grains d’un esprit qui fentoit fortement le souffre. Cet esprit entroir dans une effervefcence manifeste avec la solution de sel alcali fixe ; & l’ayant mêlé avec un fel alcali fixe dissous dans de l’eau, jusqu’à une saturation complette, j’y versai encore un peu d’eau, je procurai l’évaporation, je le disposai à la crystallifation, & j’obtins un tartre vitriolé ordinaire. Cela faisoit voir bien clairement qu’il y avoit dans ce fel un acide vitriolique.

V. Mais, comme de la maniere susdite tout l’acide ne me paroissoit pas avoir passe par la distillation; après avoir brisé la retorte, j’en tirai le résidu qui y étoit contenu, fort compacte & tout à fait blanc, pesant quatre scrupules, & dix grains. Ayant premièrement pilé ce résidu dans un mortier de verre, je le fis dissoudre dans de l’eau distillée, & je filtrai la solution, qui laissa dans le filtre une très petite quantité de terre blanche ; j’employai l’évaporation pour disposer cette solution filtrée à la crystallisation, & il se forma des crystaux, en partie tirant sur le blanc, & en plus grande partie un peu sur le verd, lesquels à la vuë & au goût me parurent être d’une nature aluminoso – vitriolique.

VI. Je sis dissoudre de nouveau entierement ces crystaux dans l’eau, & sur cette solution j’en versai peu à peu une de sel alcali fixe : alors il se fit une forte effervescence; & une quantité médiocre de terre jaunâtre en se précipitant gagna le fonds. Ce mêlange parfaitement faoulé de sel alcali fixe, fut filtré; & la terre qui resta dans le filtre, ayant été édulcorée, j’observai qu’elle étoit manifestement martiale. Je fis évaporer la lessive claire qui avoit été filtrée pour la disposer à la crystallisation; ce qui étant fait, j’obtins de nouveau un tartre vitriolé ordinaire. Cette Expérience fournit un nouvel indice que ce sel, quoiqu’on l’expose à l’action d’un feu couvert, conserve encore un acide vitriolique.

VII. De plus, je mêlai une dragme de ce sel avec partie égale de nitre dépuré pur; je mis ce mixte dans une retorte garnie, & y ayant adapté le récipient, je conduisis la distillation par degrés jusqu’à l’incandefcence. Depuis le commencement jusqu’à la fin de la distillation il s’éleva des vapeurs rouges. Tout étant réfroidi, je trouvai dans le récipient un esprit acide de nitre, dégagé du nitre par le prétendu sel de Rhinoceros. Cet esprit saoulé d’une lessive de sel alcali fixe se mit d’abord en crystaux, qui étoient semblables au plus beau nitre. Je fis disfoudre dans de l’eau distillée chaude la masse saline, d’un brun tirant sur le rouge, qui étoit restée dans la retorte ; je fis évaporer cette folution auparavant filtrée, & je la disposai à la crystallisation: alors il se forma des crystaux qui étoient parfaitement semblables à ce sel qu’on nomme chez les Apoticaires arcanum duplicatum, & qui est préparé du caput mortuum de l’eau forte.

VIII. Qu’il y ait un acide vitriolique mêlé au prétendu sel de Rhinoceros; c’est ce que démontre encore le mêlange de ce sel, dissous dans l’eau, avec les terres calcaires mises en solution dans d’autres acides. La solution de craye, par exemple, faite dans l’acide du nitre, si l’on y verse la solution du sel de Rhinoceros, se précipite dans un moment, & fournit un magistere selenitique; ce que produisent pareillement tous les sels moyens, dans lesquels se trouve un acide vitriolique. La solution de sel de Rhinoceros précipite aussi sur le champ la solution de Saturne; mais je n’ai pû observer aucune précipitation sensible dans la solution d’argent & de mercure.

IX. Enfin, j’ai mêlé la solution du sel susdit avec cette lessive qu’on prépare du sel alcali fixe & du sang desséché par voye de calcination, & qu’on employe pour faire le Bleu de Berlin: ce qui étant fait, j’ai remarqué que, cette lessive étant versée, il tomboit aussitôt au fonds du vase un beau précipité bleu; indice manifeste qu’il y a du fer mêlé dans notre sel.

X. Tout ce qui vient d’être rapporté au sujet de ce qu’on a voulu nommer sel alcali fixe de Rhinoceros, & les différentes épreuves auxquelles il a été soumis, découvrent assez à tous ceux qui sont versés dans la Chymie, ce que c’est que ce sel merveilleux & tant vanté, de quelles parties essentielles il est composé, & quel effet il est capable de produire sur le corps humain. Il sera en même tems très facile de comprendre que ce sel n’a dû en aucune façon être nommé sel alcali fixe, & qu’il est impossible qu’il ait été préparé de l’urine de Rhinoceros; à moins qu’il ne se trouvât quelcun qui ose soutenir que l’alun & le vitriol de Mars chargé de quelques particules de cuivre, forment un sel alcali fixe, & que des sels de cette nature peuvent exister dans le corps d’un semblable animal; ce qui, autant que je puis en juger, seroit tout à fait difficile à démontrer.

English translation of introductory paragraph

Not long ago our illustrious Royal Academy gave me a small glass vase, full of a certain saline powder, on which the person who had sent it had written: fixed alkali salt of Rhinoceros. I was charged with submitting to a chemical examination the nature of this salt, of which many wonders were spoken in a small Writing which was attached to it, the Author assuring that he had extracted it from the urine of this Rhinoceros, of which he was the driver and master. I therefore set about making the appropriate tests on this subject, in order to then present my report to the Academy.

English translation of conclusion

All that has just been reported on the subject of what has been called fixed alkali salt of Rhinoceros, and the different tests to which it has been subjected, sufficiently reveal to all those who are versed in Chemistry, what this marvelous and much-vaunted salt is, of what essential parts it is composed, and what effect it is capable of producing on the human body. It will at the same time be very easy to understand that this salt should in no way have been called fixed alkali salt, and that it is impossible that it was prepared from the urine of Rhinoceros; unless there were someone who dared to maintain that alum and vitriol of Mars charged with some particles of copper, form a fixed alkali salt, and that salts of this nature can exist in the body of a similar animal; which, as far as I can judge, would be quite difficult to demonstrate.

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